La journée de Saint-Valentin se célèbre chaque 14 février de l’année. C’est comme aujourd’hui. Les amoureux en profitent pour échanger les cadeaux et les mots d’amours.

Ces amoureux, la plupart des jeunes, se font souvent habillés en des tenues de couleurs rouges et noires. Mais ce dimanche, ils ont été moins visibles sur différentes rues et avenues de Butembo. Du boulevard Julien Paluku à celui de Paluku Dennis en passant par l’artère principale, moins des jeunes gens sont vêtus en couleur d’amour : le rouge et noir soit rose et noire. Ce, comparativement à l’année dernière.

On ne fête pas tant que Beni brûle

S’étant confié à BUTEMBO-INFO.COM, Kambale Kabuyaya estime que la situation est consécutive à l’insécurité grandissante à Beni avec toile de fond le carnage et l’enlèvement des civils par les rebelles d’Allied Democratic Forces (ADF).

« La fête entraîne d’énorme dépense. Imaginez, un pagne revient à 20 dollars américains, un joli bouquet de fleur coûte 5 dollars. Il en est ainsi pour d’autres objets. Or, on ne réalise plus assez de recettes ces derniers temps faute de l’insécurité. La crise pécuniaire en est la conséquence directe », estime-t-il.

Mais, les autres ont fêté

Ceux qui ont eu des moyens se sont procurés le samedi 13 fevrier 2021 des cartes postales, des chocolats, des bouquets de fleurs, des pagnes etc, qu’ils vont offrire à leurs amants en guise de cadeau afin de renforcer ou mieux consolider leurs relations amicales. Cela, comme preuve d’amour.

« Je me suis procuré samedi deux chemises et cinq pommes que je veux offrire à mon futur époux. Ce geste a sa place vraiment dans notre relation. C’est la preuve de mon amour envers lui », a laissé entendre à BUTEMBO-INFO.COM, Kahindo Mbafumoja, une jeune dame, aux regards revolvers.

Au regard de la crise sanitaire qui secoue la region, Kakule Mawazo, un médecin de la ville sollicite les amoureux à se méfier de ces festivités de peur qu’ils ne soient contaminés par les épidémies; cas de la maladie à virus d’ebola.

Diallo Kahindo