Le Conseil de l’apostolat des laïcs catholiques (CALCC) et le Ministère des laïcs protestants (MILAPRO), dénoncent « l’insensibilité  » du régime face aux appels à des réformes consensuelles pour des élections apaisées. Selon ces deux structures d’églises, cette attitude est un « recul dangereux de la démocratie » qui fragilise la cohésion nationale.

Ils appellent la population congolaise à la mobilisation et envisagent d’organiser des manifestations publiques.

“Le MILAPRO et le CALCC appellent ainsi le peuple congolais, partout où il se trouve au pays et à l’étranger, à la vigilance tous azimuts, à la mobilisation et à ne pas céder aux manoeuvres dilatoires des politiques qui ne visent que leurs intérêts personnels, et à se tenir prêt à répondre à leur appel pour des manifestations publiques, en cas de persistance de la situation actuelle”, dit le communiqué conjoint de ces deux mouvements ecclésiastiques.

Depuis le début de l’examen de la proposition de la loi électorale à l’Assemblée nationale, des appels à un dialogue en vue d’un consensus autour de la réforme de cette loi se multiplient notamment de la part du FCC dont les députés refusent jusque-là de prendre part à la plénière. Le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso insiste que tout se fera dans le cadre institutionnel.

Face à cette situation, le CALCC et le MILAPRO annoncent qu’ils “procèdent aux consultations des forces sociales et politiques de la nation pour la redynamisation pour planifier les actions à entreprendre dans un avenir proche”.

Pour eux, “malgré le chapelet des bonnes intentions miroité pour endormir le peuple, tout porte à croire que le pouvoir en place est déterminé à faire fi de tous les appels aux réformes électorales consensuelles, pour des élections crédibles et apaisées en 2023”.

Vendredi dernier, les militants de Lamuka qui manifestaient aux abords du Palais du peuple pour exiger un dialogue avant la réforme de la loi électorale, ont été violemment réprimés par la police. Deux militants ont été blessés par balle.

La rédaction