POEME DE MAGLOIRE PALUKU

Les Mardis sont gras, gris et sombres

Le marbre dans sa couleur sang sombre

Un lion dort dans les parvis de la nation

Une mort fait éclore les roses en réputation

Si tu étais encore là, cher Mzee Kabila

Que dirais-tu de la vie de ce citoyen là ?

 

Ton téléphone sonne dans tout le pays

Le peuple en silence a décroché l’ appel, ébahis

Le dernier en ton image n’est pas encore né

Le territoire envahit attend son passionné.

Le soldat du peuple n’est pas sorti de sa caverne

Que dirais-tu de cette démocratie des balivernes ?

 

Un court pouvoir avait confirmé ton long combat

Tes principes devenus un mode de la mode qui se bat

Les archanges et les anges relisent sur terre ta vie

Entre ceux qui t’aiment et les autres un seul appuis ;

Nationalisme et impérialisme se disputent ton corps

Que dirais-tu de notre temps perdu dans son essor ?

 

Le sage te garde dans son cœur, le frivole en décor

Toi le simplement président, humble sans efforts

Son excellence qui achetait le fruit du pauvre vendeur

Toi l’institution qui approchait l’ouvrier par faveur.

Se prendre en charge est devenu une identité ;

Que dirais-tu encore pour enseigner la citoyenneté ?

 

Laurent-Desiré Kabila n’est pas mort, il est une dose

Le président avait été assassiné au travail en sacerdoce

Les larmes ont arrosé le désert de l’inconscience

Ton mystère a fait naître et renaître des compétences.

Le réveil de la nation, l’éveil de la patrie sont boussole

Tu diras à travers nous : « Ta mort est notre vie en parabole » !