L’acteur politique Alain Lusi, originaire de la ville de Butembo, a dans son message des vœux ce jeudi 31 décembre 2020, penché sa reflexion sur les attrocités commises dans la région de Beni par de nombreux groupes armés dont les rebelles d’Allied Democratic Forces (ADF). Il a dû estimer qu’il est temps que les autorités ensemble avec certains acteurs politiciens réflechissent sur comment faire de la partie Est de la République Démocratique du Congo, un Oasis de paix.

2021 : une année sans coloration politique

Pour cet acteur politique aussi bien connu dans la ville commerciale de Butembo, l’an prochain (2021, Ndlr) devra se caracteriser par une assignation d’un certain nombre d’objectifs sans pour autant tenir compte des couleurs politiques.

Voici l’intégralité dudit message

« La nouvelle année a toujours sonné un avènement d’une joie immense pour la plupart des gens. Paradoxalement au commun d’immortel, ça fait cinq ans qu’au Nord-Kivu et plus particulièrement à Beni, où l’on se pose la question sur la fin de cette tragédie de massacre des civils. Pour moi, Alain Kakule Lusi en tant qu’acteur politique de la région et fils de Butembo-Beni, je me dis que c’est une occasion de lancer un appel pathétique à tous les acteurs politiques de la région. Chers ainés, chers politiciens : il est temps que nous puissions nous évaluer. L’année 2020 nous n’avons pas réussi à mettre fin au massacre chez nous; il ne faudrait pas que l’année 2021 soit de même. Il est temsps que nous puissions nous mettre entre nous pour discuter et étaler la question de savoir ce qui a été fait et ce qui n’a pas marché. Donc, je pense que l’année 2021 doit être celle pour laquelle, nous devons nous assigner un certain nombre d’objectifs sans coloration politique pour que nous puissions mettre fin au massacre qui sévit chez nous. Personne, après 5 ans, n’est venue faire ce que nous devons faire de nous même. J’appelle tout le monde à son rang de toujours prendre le devant de ce qui se passe chez nous. Que nous puissions nous mettre ensemble, que nous puissions évaluer ce que nous avons fait pour que l’année 2021 soit celle des solutions durables ».

Diallo Kahindo Bachikirire