Maître MUHINDO MULUMBI Jackson, sensibilise le Genre à sauver le monde, comme toujours par son courage, à travers ce sujet « Genre et changement climatique. Impact du changement climatique sur les femmes et intégration des femmes dans les décisions concernant le climat. »

0. INTRODUCTION

Au sujet de la femme à propos de l’environnement, on peut y aller, d’entrée de jeu, avec les paroles du poète Victor Hugo. Pour lui : 《 l’homme est la plus élevée des créatures ; la femme est le plus sublime des idéaux. L’homme est capable de tous les héroïsmes ; la femme de tous les martyres. L’héroïsme ennoblit ; le martyre sublime. L’homme pense ; la femme songe. Penser c’est avoir dans le crâne une larve ; songer, c’est avoir sur le front une auréole. 》

Quelle raison pour moi d’appeler à grand cri les femmes à se pencher à l’environnement ? Le mot, pour moi ne serait pas les appeler. C’est plutôt leur rappeler qu’elles ont été les premières à songer l’environnement, ainsi qu’on lira dans les lignes à suivre. Les hommes ne font penser qu’à la chose dont elles sont initiatrices.

En effet, sommairement et par exemple, la langue latine, mère de plusieurs langues européennes devenues culturelles dans le monde, le mot environnement n’a d’autre correspondant que le not nature : natura, naturae, qui est du genre féminin Honneur donc aux femmes qui communiquent déjà à l’environnement leur nature. Si l’homme survole dans les matières relatives à la nature, la femme en est le chant qui conquiert l’âme !

Ce sujet, dans le cadre des sexes en Afrique, rappelle aux femmes ce qu’elles sont à travers quatre points : La femme est cet être qui sauve le dieu qui dira oui à l’être qui sauve la nature (l’arbre) en proscrivant la guerre (I). La femme remporte le concours de dédicace de son nom à la ville d’Athènes (II). L’arbre et les forêts, garde irremplaçable de l’équilibre climatique, sont du genre féminin (III). Enfin, la place particulière de la femme dans le souci de sauver la planète, suivant l’histoire et la Déclaration de Rio du 03 au 14 juin 1992 (IV).

I. LA FEMME, CET ÊTRE QUI SAUVE UN DIEU QUI DIRA : OUI A L’ÊTRE QUI SAUVE LA NATURE (L’ARBRE), EN PROSCRIVANT LA GUERRE

La palme d’initiative des questions environnementales revient aux femmes. Une de leurs, selon la mythologie, sauva, encore avec la complicité d’une autre femme la servante, son fils qui deviendra le maître du monde qui a pris le bon côté de l’environnement. En effet, on rapporte ceci : 《 _Rhéa, épouse de Saturne, fut la mère de Jupiter. Or, Saturne dévorait cruellement tous ses fils. À peine né, Rhéa envoya donc Jupiter à sa servante de confiance [loyale]. La servante emporta l’enfant dans l’île de Crète et le déroba aux regards [le dissimula] dans une caverne secrète. La caverne était large [spacieuse] et profonde [impénétrable] ; ses parois [ses murs] de roche étaient revêtus de lierre [plante sempervirente] dense. Beaucoup de nymphes y habitaient et reçurent particulièrement le tout petit dieu et le placèrent dans un berceau d’or [=et l’établirent dans un précieux gîte]. La chèvre Amalthée donna beaucoup de lait à l’enfant divin et de bienveillantes abeilles lui fabriquèrent du miel le plus doux. Chaque jour, une ligne de colombes volaient de la mer vers la caverne et offraient de l’ambroisie [nourriture qui donnait l’immortalité à ceux qui en goûtaient] au fils de Saturne. Chaque jour en outre, un grand aigle descendait en volant de hautes montagnes, et ce fameux oiseau sacré fournissait aux besoins de l’enfant le nectar le plus agréable, le breuvage des dieux et des déesses. Ainsi, à la manière des dieux immortels, Jupiter était nourri. 》

Bref, Rhéa, une femme, présente à Saturne, assis sur son trône, une pierre enveloppée de langes, qu’il dévorera en croyant dévorer le petit Jupiter. Et sa servante concoure à cette action salvatrice d’un dieu qui lui préfère l’environnement à la guerre dans un concours.

II. JUPITER DONNE À UNE FEMME LE PRIX DE DÉDICACE DE SON NOM A LA VILLE D’ATHENES, PARCE QUE LA FEMME SONGE À LA NATURE

Le monde doit toute sa culture (les belles-lettres, les arts libéraux, la musique, la science et autres) à la ville d’Athènes grâce à la vision environnementale de la femme. Selon le principe 25 de la Déclaration de Rio du 03 au 14 juin 1992 《 la paix, le développement et la protection de l’environnement sont interdépendants et indissociables. 》 Jupiter comprit donc que l’exemple environnemental de la femme visait la paix, le développement et la protection de l’environnement.

On en rapporte ceci en effet : 《 Neptune, dieu de la mer et Athéna, déesse de la sagesse, étaient tous deux venus auprès de Jupiter. Le fait est que Neptune et Athéna désiraient chacun donner le nom à la nouvelle Attique. Ils demandaient ainsi l’avis de Jupiter. Alors Jupiter leur dit : “Celui qui donnera le meilleur cadeau aux habitants, pourra aussi donner le nom à la ville ! ” Neptune fut le premier à prendre la parole : “ Moi je leur offre le cheval, un animal bien connu : il charmera pendant longtemps aux yeux de tous, aussi bien dans les champs que dans l’arène.” D’autres rapportent que “Neptune, de son trident, frappa le premier le rocher. Aussitôt une fontaine d’eau salée s’élança d’elle seule et un cheval impétueux se fit voir, ce qui fut signe du courage à la guerre.” Par la suite, Athéna eut ces paroles : “Moi je leur présente l’Olivier, à n’en point douter, l’arbre le plus humble. Il ne plaira pourtant pas seulement aux habitants de la nouvelle ville, mais en plus il profitera beaucoup à toute l’humanité entière.” D’autres restituent aussi qu’ “ au coup de sa pique, Athéna troua le sol. Subitement l’olivier chargé de feuilles et de fruits poussa vers le ciel.” C’est alors que Jupiter et d’autres dieux en présence tranchent en ces termes : “ Vos présents sont beaux et très avantageux. Mais le cheval est utile dans les guerres. Or l’olivier sera le symbole de la paix. Voilà pourquoi le cadeau d’Athéna est de beaucoup meilleur. C’est de cette manière que le nom d’Athéna vit, même à l’heure qu’il est, dans le nom d’Athènes.》

Bref, là où l’homme (Neptune) pensait à la conquête du monde par des guerres, la femme (Athéna ou Minerve) songeait à la protection du monde par l’arbre. Tout arbre est symbole de la paix en ce qu’il protège les hommes, même de par la simple respiration. De cet acte environnemental pacifique, Athènes florissait pour donner de cette paix aux philosophes et tous les scientifiques le temps des découvertes des leçons théoriques et pratiques qui nous profitent même maintenant.

III. L’ARBRE ET LES FORÊTS, GARDE IRREMPLAÇABLE DE L’ÉQUILIBRE CLIMATIQUE, SONT DU GENRE FÉMININ

Généralement les choses portent la marque de leur concepteur. Les empreintes des choses qui maintiennent l’équilibre climatique ont gardé les traces du féminin.

Selon le linguiste MEILLET : 《 Il est curieux que, en général les noms d’arbres indo-européens soient de genre féminin, et les noms des fruits du genre neutre : l’arbre était considéré comme une sorte de femelle qui produit des fruits. Les noms d’arbres de la deuxième déclinaison latine en particulier constituent le groupe le plus important de noms féminins, alors même que cette déclinaison est du genre masculin.》

Si en français, le mot “arbre” n’est pas tombé dans le genre masculin, contrairement à toutes les langues indo-européennes dont le latin où tout arbre est “un être féminin” parce que pris pour mère des fruits, le mot “forêt” y recourt cependant à l’authenticité en prenant la nature féminine. La beauté et le mérite de la langue française auront été d’envelopper et de couronner l’abondance par le féminin. Il faillait, pour cette langue, noyer les spécimens, ainsi génériquement masculins, dans un flot féminin devenant un autel pour sanctifier le tout.

Pourquoi les femmes ne seraient-elles fidèles à elles-mêmes, en perpétuant ce qu’elles ont commencé ? Leur courage de toujours ne serait pas nécessaire encore dans ce moment où le monde s’écroule par le changement climatique ? Je supplie ainsi à mes génitrices, sœurs, tantes (femmes) du monde entier d’offrir leur tendre oreille vers ces choses. Mieux, peuvent-elles pleurer pour l’environnement, parce que là nos voix environnementales s’arrêtent, il n’est au monde de meilleur condiment que les larmes de nos Mamans pour assaisonner toutes les recettes environnementales !

IV. LA PLACE PARTICULIÈRE DE LA FEMME DANS LE SOUCI DE SAUVER LA PLANÈTE, SUIVANT L’HISTOIRE ET LA DÉCLARATION DE RIO DU 03 AU 14 JUIN 1992

Premièrement, les femmes sont historiquement restées indispensables.

En fait, siles plus beaux arbres ont été dédiés à des divinités, à l’exemple desquels l’Olivier à Athéna (Minerve) et le Myrte à Aphrodite (Vénus) 》, c’est une preuve irréfutable et irrévocable que les femmes sont demeurées incontournables dans les décisions environnementales. En effet, l’Olivier aura été l’arbre qui survécut au déluge aussi bien dans la Bible que dans mythologie. C’est l’arbre dont l’onguent ou l’huile raffinée soigne éternellement toute l’humanité. La femme doit ainsi éternellement faire survivre l’humanité au déluge et la soigner éternellement, comme l’Olivier. Le Myrte est ce genre d’arbrisseaux sempervirents. Qui dit sempervirent dit ce qui est toujours ou constamment recouvert de ses feuilles (du latin semper = toujours, sans cesse, et virens = vert). Le Myrte est ainsi une plante pérénifoliée (une plante intarissable en feuilles). Le Myrte, plante d’Aphrodite, est un arbre de l’amour. Ceci communique que la femme doit toujours garder ses faveurs en matières environnementales et y garder son amour. Dans les affaires environnementales les hommes ont le cerveau ; les femmes, le cœur. Quand le cerveau fabrique la lumière, le cœur lui produit l’amour. La lumière féconde, l’amour ressuscite, dixit Victor Hugo. Femmes par votre Myrte, votre place dans les décisions concernant le climat, ressuscitez le monde qui régénère les plantes, comme vous en avez été les premières à donner le signal par Athéna !

Juridiquement et démocratiquement, leur place est primordiale.

En effet, juridiquement, quand la Déclaration de Rio dit que tous les êtres humains sans distinction aucune sont au centre de la protection de l’environnement (Cf. principes 1 et 12), la même Déclaration met un accent aigu sur le Genre en disposant au principe 20 ceci : 《 Les femmes ont un rôle vital dans la gestion de l’environnement et le développement. Leur pleine participation est donc essentielle à la réalisation d’un développement durable.》 Femmes, vous ne cesserez de nous donner la vie. La vie du monde dépend essentiellement de vous !

Dès lors que la démocratie est la loi du plus grand nombre, numériquement les femmes l’emportent, et pourraient, de ce fait, avoir la fierté de sauver le monde le plus tôt. Elles en ont la dignité de demeurer encore les pionnières, si elles donnent davantage à l’unisson leur voix à la nature !

Avec mes considérations aux femmes et pour une égalité réussie des sexes !

Maître MUHINDO MULUMBI Jackson, Avocat au Barreau du Nord-Kivu, ONA : 10059 ; NIF : A1723009E, Conseiller au Ministère Provincial de l’Environnement au Nord-Kivu, résidant en Ville de Goma, son compte WhatsApp est le +243 995 88 42 42*, E-mail : muhindomulumbi@gmail.com. Goma, le 19 juin 2021.