L’humanité a célébré la journée mondiale de lutte contre la disparition des enfants le mardi 25 mai 2021. Ladite journée n’a pas été commémorée dans la ville de de Beni (Nord-Kivu). Mais, le parlement d’enfants section du Grand Nord-Kivu en a profité pour peintre un tableau sombre de la situation des enfants de Beni caractérisée notamment par des traumatismes.

Joël Kavuya, encadreur principal de ladite structure citoyenne a expliqué à la presse locale que suite aux massacres, plusieurs enfants ont rejoint les groupes armés puisqu’ils ont été séparés de leurs parents. Il évoque également de cas d’agressions dont sont victimes les jeunes filles dans la région.

« Les massacres sont à la base de la disparition de plusieurs enfants. Nous avons connu plusieurs cas des filles qui étaient exploitées abusivement. On pensaient qu’on les accueillaient, malheureusement, on couchait avec elles. On a enregistré plus de 150 filles victimes d’abus sexuels. Cette situation nous accable. C’est pareille aussi avec celle des enfants enrôlés dans les groupes armés. Ils sont séparés de leurs familles et ils sont utilisés militairement pour combattre leur patrie. Ce qui est dommage », a-t-il fait savoir.

Il sied de préciser par ailleurs que cette journée s’est passée sous méditation. Aucune activité y afférente n’a été organisée dans la ville de Beni.

Azarias Mokonzi