Notable de Butembo (Nord-Kivu), la ministre de la culture, arts et patrimoine, Catherine Furaha, salue la visite qu’effectue depuis samedi 12 juin dernier le chef de l’état au Nord-Kivu. D’après elle, il s’agit de l’expression de la solidarité envers les peuples de l’est longtemps victimes des affres de guerre.

Catherine Furaha estime que cette présence du président Félix Tshisekedi pourra remonter le moral des troupes engagées aux fronts et rassurer la population qui a depuis longtemps sollicité la présence du chef de l’État dans cette région en vue de se rendre compte du besoin de restauration de la paix.

« C’est une véritable expression de la solidarité, que le chef de l’État se soit déplacé au Nord-Kivu, accompagné de son épouse, pour réconforter les familles de Goma, de Beni. Il s’agit d’un moment précieux pour le chef de l’État de palper du doigt la situation du Nord-Kivu, pour comprendre les besoins qu’ont les populations du Kivu de voir la paix être restaurée, l’état de droit être consacré, pour la lutte contre l’impunité et les violations des droits de l’homme. Que le chef de l’État profite de cette présence pour laisser des instructions fermes aux officiers de sécurité, aux administratifs, pour l’amélioration de la situation sur place », a déclaré Catherine Furaha.

Elle qui a depuis longtemps militée pour la défense des droits de femme et des enfants, Catherine Furaha note qu’à l’est, les femmes sont doublement victimes de l’insécurité. Elle souhaite voir le chef de l’État les écouter, appuyer pour leur autonomisation, protéger dans leur santé de reproduction, et leur garantir l’accès aux soins de santé primaires, à l’eau et à la justice.

« La question de la tolérance zéro quant aux violences faites aux femmes doit être réelles », plaide-t-elle.

Et de renchérir :

« Je suis convaincue qu’avec cette visite du président de la république à l’est, il va se rendre compte de la nécessité d’une meilleure prise en charge aussi psychologique de nombreux de nos compatriotes qui ont subi des affres des guerres. Cette prise en charge passe aussi par la création des emplois pour l’occupation de nos concitoyens qui ont désespéré. »

Au sujet du lancement d’un vaste projet de construction de plus de 200 Km de route reliant l’Ouganda et les villes du Nord-Kivu, la ministre Catherine Furaha salue le renforcement de coopération avec les pays frontaliers pour la construction des infrastructures routières, facteur capital pour le développement sous-régional.