De la diversité biologique : Un plaidoyer de paix pour l’Afrique centrale, siège des bassins du Congo et du Nil

Chaque 22 mai de chaque année est une journée internationale de la diversité biologique. La diversité biologique est tout un culte, au point qu’on dirait à juste titre : la diversité biologique c’est la moitié de l’environnement lui-même. La diversité biologique, dit le préambule de la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies de 1992 de Rio, est la conscience collective, des signataires de ladite Convention, de l’importance de cette diversité biologique pour l’évolution et pour la préservation des systèmes qui entretiennent la biosphère. La diversité biologique exige essentiellement la conservation in situ des écosystèmes et des habitats naturels ainsi que le maintient et la reconstitution des populations viables d’espèces dans leur milieu naturel. Elle voudrait aussi des mesures ex situ de préférence dans le pays d’origine.

La diversité biologique qu’est-ce ?

La diversité biologique dit la Convention sur la Diversité Biologique de 1992 en son article 2 in fine, est 《 La variabilité des organismes des organismes vivant de toute origine y compris entre autres, les écosystèmes terrestres, marins, et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes. 》

A. SENTIMENTS NOBLES D’EN PARLER INDÉFINIMENT : JUSTE UN RAPPEL DE L’AVANTAGE DE LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE.

La journée de la diversité biologique fait elle-même le rappel de différentes vies des êtres sur la terre. On conjecturerait que le rappel l’est pour donner à tous la réflexion sur ce que serait les monde, si ces différentes vies ou l’une d’elles elles venaient à disparaître.

Puisse-t-il un jour cette journée internationale devenir un plat roboratif (qui redonne des forces ou de l’énergie) aux décideurs du monde à mener contre eux-mêmes et aux autres la guerre contre ce qui tend à avilir la diversité biologique ! J’eusse été d’une voix mieux écoutée au monde, j’aurais voulu que toutes les idées y relatives eussent été roboratives ou eussent stimulé les réflexions ou les eussent enrichies. Mieux, j’aurais souhaité que toutes ces intelligences, qui conseillent les dirigeants, eussent transporté ces dirigeants du monde sur le théâtre des événements qui ont commencé à mettre fin à la vie humaine par l’irrespect de cette Convention sur la Diversité Biologique !

Déjà, le français Léon Duguit écrivait, dans son Traité de Droit constitutionnel, que :《 les forêts de l’État ne sont habituellement rangées dans le domaine public, c’est à tort. Elles sont l’objet d’un service public. 》(L. DUGUIT, Traité de droit constitutionnel, 3e éd. 1930, t.III, p.358 cité par Michel Prieur, Précis de Droit de l’environnement, 4e éd. Dalloz, Paris, 2001, p.306). On a aussi écrit que : 《 les forêts sont le support d’une vie animale importante et très diversifiée grâce à la complexité des chaînes alimentaires.》 (In Grand Larousse en 5 Volumes, Tome2 : Chondrifié/fougère, Larousse, Paris, 1987, V° Forêts, p.1273)

Ce deux citations des savants précurseurs de la diversité biologique, dont l’un encore de beaucoup loin plus anciens (Léon Duguit), sont des exemples qui disent tout qu’il ne faudrait plus même enseigner aux gens que la forêt est le plus grand biotope, le plus grand support organique, qui contient en grande partie la diversité biologique. En effet, la forêt comprend la grande diversité biologique dont elle est une partie. In toto pars continetur (= la partie est comprise dans le tout). Que faisons-nous de l’habitat de la diversité biologique ? Ne serions-nous pas plus responsable de protéger le contenu par la protection du contenant ?

B. LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE MISE EN GRAVE PÉRIL PAR LES GUERRES : rien de plus destructrice de la diversité biologique que la guerre !

Outre le changement climatique et les pollutions qui acidifient les eaux des lacs, océans et rivières, en Afrique centrale un fait est très nuisible à la diversité biologique : la guerre :

 

• La guerre restera toujours la négation : des textes internationaux et des pays impliqués de près ou de loin, directement ou indirectement dans la guerre. La guerre fait oublier que les textes internationaux et ses propres textes nationaux traduisent le bon sens ou plutôt des paroles qui se boiraient comme du nectar, tellement qu’elles sont les plus douces ;

• La guerre ne permettra jamais, aux services environnementaux des États en guerre, de bien contrôler des coupes rationnelles des forêts tropicales et équatoriales, important habitat de la diversité biologique ;

• La guerre provoque la surpêche. Lorsque celle-ci (la surpêche) se fait dans les zones géographiques qui échappent à l’autorité de l’État. La surpêche endommage ainsi les écosystèmes marins. Donc la guerre est contradictoire ou à l’antipode de la journée de la diversité biologique en ce qu’elle crée les libertaires et le libertinage qui participent à l’effondrement des populations des poissons provoquant la ruine des pêcheries. Il s’en suit alors la malnutrition ;

• La guerre est en train de faciliter la chasse illicite des espèces entièrement protégées. Or la protection d’un éléphant ou d’un gorille implique déjà la protection des forêts que le monde entier admire tant ;

• Etc.

Aujourd’hui la diversité biologique devrait se voir plutôt en la stabilité de l’Afrique centrale. Pourquoi donc ? Dans ma langue maternelle on a l’habitude de dire que : qui se dit ne pas être concerné par un problème en sort souvent la victime. La diversité biologique qui se dégrade en Afrique se sent en conséquences en Europe, en Amérique et ailleurs. On aura beau combattre la migration ou l’immigration chez soi, mais c’est qu’il y a de mieux à combattre restera tout ce qui dégrade les ressources naturelles en Afrique. Sublata causa tollitur effectus (= la cause ayant été supprimée, la conséquence aura été étouffée dans l’œuf). Les conséquences sont ce qu’elles sont parce que personne ne s’attaque aux causes. La chasse du plus petit rat, qui détourne l’attention d’un homme à gagner irrégulièrement un autre pays ou un autre continent, ne donne pas des nuits de veilles à ces contrées qui auraient dû être hôtes d’un irrégulier.

Protégeons la diversité biologique pour notre intérêt à nous tous sans fin; et, ce, par la paix !

Maître MUHINDO MULUMBI Jackson, Avocat au Barreau du Nord-Kivu, ONA : 10059 ; NIF : A1723009E, Conseiller au Ministère Provincial de l’Environnement au Nord-Kivu, résidant en Ville de Goma, son compte WhatsApp est le +243 995 88 42 42, E-mail : muhindomulumbi@gmail.com. Goma, le 22 mai 2021: journée internationale de la diversité biologique.