Dans une déclaration de l’Agence pour la Promotion et la Valorisation du Tourisme (APROVATOUR) rendue publique, lundi 27 Septembre à l’occasion de la journée mondiale du tourisme, cette structure environnementale plaide pour l’annulation de l’arrêté interministériel N°006/CAB/MIN/EDD/2020 et N°CAB/MIN/FANANCES/2020/069 du 24 juillet 2020 de l’ancien ministre de l’environnement et développement durable, Claude Nyamugabo et celui des finances autorisant l’abattage et la vente des espèces protégées en RD Congo

D’après le contenu de cette déclaration, cet arrêté représente déjà un recul pour une croissance inclusive dans le secteur touristique en République démocratique du Congo. Il met à mal aussi tous les efforts consentis par des acteurs environnementaux et écologistes pour se conformer aux exigences de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction et un développement durable du tourisme afin de générer les revenus recherchés par le gouvernement sans pour autant violer les normes environnementales et écologiques

 » L’abattage, la possession et la vente d’animaux sauvages ne sont pas rentables uniquement, mais celà conduira au braconnage illégal car le gouvernement a permis de créer un certain marché permettant aux braconniers de vendre leurs prises, ce qui augmente les risques d’interactions entre l’animal et l’homme qui ont été associé à des differentes maladies ».

Selon Madame Bernadette Atosha Byemba, Coordinatrice de APROVATOUR, cette situation sera à la base non seulement des conflits mais aussi de la perte d’emploi pour différentes communautés qui ne vivaient que grâce aux activités touristiques.

Elle ajoute qu’afin d’éviter des conflits entre la RDC et ses pays voisins, il faut que les acteurs touristiques, environnementaux et autres militent ensemble pour que les ministres actuels reviennent sur cette décision moins avantageuse pour le pays.

Cette décision fera à ce qu’il y ait réduction de la population animale en RDC, au Rwanda, au Burundi et en Ouganda car des animaux des parcs de la RDCongo tranverseront la frontière pour s’installer dans les pays voisins; c’est qui est une perte pour l’Etat congolais. Toutefois , ceux du Rwanda et de l’Ouganda se verront abbatus ou capturés en RDC, ce qui entrainerait des conflits, a-t-elle conclu .

Pour rappel, le ministre national du tourisme prévoit plusieurs activités durant le mois d’octobre prochain dans le cadre du « Tourisme et Croissance Inclusive », qui est le thème retenu pour cette année 2021.

La rédaction